Rapport d’études de l’éveil du démon intérieur chez une personne non préparée: La Libération (Partie 1)

A relire – Amélie

Rapport d’études de l’éveil du démon intérieur chez une personne non préparée.

Extrait du Journal de Laboratoire de Hadaron, Maître Questeur Inquisiteur

 

Jour : 06.03 Néridor de l’an 1283 du Calendrier de l’Unique

Lieux : Kraal-Abbaye de St-Siméon de Terlagaal

Expérience n° : 2 DEMO 33 DmInt 584 NP 356.4 P1

Sujets : 762.45.1 à 762.45.23

 

Intitulé :

Eveil par l’intermédiaire d’inhalation de poudre de jade du démon intérieur chez un sujet non préalablement préparé.

Phase 1. Libération du démon intérieur

Résumé du procédé :

Les membres du sujet sont attachés au mur par des chaines aux standards des inquisiteurs afin de pouvoir le maintenir sous contrôle alors que n’importe quel démon prenne le dessus. Nous faisons inhaler au sujet de la fumée de poudre de jade. Pour des questions pratiques lorsque nous procédons à l’expérimentation nous ne sommes présents dans la même pièce. Si nous souhaitons pouvoir observer de plus près les réactions corporelles, nous faisons respirer le sujet directement de la poussière de jade. A cette occasion seule une petite dose, soit 2-5 pincées suffisent pour tout individu humanoïde de taille standard. Plus n’apporterait rien et serait du gaspillage.

Nous laissons le principe actif agir et nous ôtons la cagoule qui recouvre la tête du sujet. Nous notons les paroles, réactions physiologiques, et tous autres événements marquants. Selon le déroulement de l’expérimentation le sujet est mis en observation dans différents environnements : principalement la Fosse lorsque le sujet perd tous intérêts pour la suite des expériences ou la zone de stabulation libre (ZSL) avec restriction ou non des contacts sociaux).

Puis nous tirons les conclusions de cette expérience et des observations avant de les comparer avec les autres effectués en parallèle.

 

 

(Seuls 2 comptes rendus sont lisibles)

 

 

 

Sujet : 762.45.8

Caractéristiques :

Taille : cat. M+                Yeux : 255/127/0            Cheveux/poils: 167/103/38, 131/166/51            Poids : 130.25-               Musculature : 15.6+        Sexe : M                            Race/Origine : H.M/U

Signes parts. : Tatouages (claniques/shammaniques ?) colorés pastel et divers cicatrices formant des dessins abstrais, des arabesques et des animaux, sur toutes les parties de son corps. Certaines cicatrices ne semblent pas volontaires et issues de blessures ; leur proportion semble être équivalente à celles issues d’une scarification volontaire.

Description des faits marquants :

Le sujet présent ne s’est pas débattu comme les autres au début du procédé. La poudre de jade semblait plus l’apaiser que le faire souffrir.

Pendant la prise de contact avec ses démons intérieurs, au lieu de gigoter et de crier, le sujet s’est assis par terre, dos au mur, comme s’il se reposait. Puis il s’est affaissé sur lui-même, comme vidé de toute énergie.

Il n’a émergé de cet état second même lorsque son démon tentait de sortir de son corps. Nous avons vu les formes de mains apparaître au travers de la peau tendue du ventre du sujet.

Dès lors le corps c’est mis à se débattre violement, à sauter sur place mais sans un son.

Puis un faible souffle, entrecoupé de haut-le-cœur, se fit entendre. Il murmurait une prière aux morts de son lieu d’origine. Prière qui parle de lutte et de résilience.

Nous prirent du temps à comprendre que ce fût le démon qui parlait et à reconnaitre son langage. En premier lieu nous crûmes que le sujet ‘exprimait mais l’idiome utilisé était une des langes démoniques. Nous fûmes dans l’incapacité de retranscrire exactement ces dires mais l’idée demeure.

Malgré quelques tentatives, vaines, de le sortir de son état catatonique, il garda les yeux vides et révulsés (plus de pupilles visibles) ainsi qu’une démarche pataude. Son corps se mouvait que difficilement, lentement et gauchement.

Nous avons décidé, après études approfondies, de l’amener à la Fosse. Une fois descendu, nous avons continué à l’observer.

Il s’est avéré résistant et rusé, se mouvant lestement lors qu’il croyait que l’on n’était pas là.

J’aurais souhaité pouvoir continuer l’observation mais le sujet ne put supporter autant et se exténua rapidement. Il ne put résister plus longtemps aux créatures de la Fosse. Je note la supposition d’un de mes assistants : «  s’il avait pu se reposer et reprendre des forces, je pense que son adaptation à son nouvel environnement aurait été rapide. Je pense même que le sujet eu put monter dans la « hiérarchie ». »

 

Données spécifiques :

Durée : > 2h                    Posologie : 5 pincées               Protocole :   25     Repas : aucuns                Etat final : cf. faits marquants    Suite : Fosse

 

Analyse :

Malgré de nombreux colloques entre collègues des différentes facultés, nous ne pûmes déterminer avec certitude si ce fut le démon ou le sujet qui récitait cette prière.

Nous soupçonnons cette « interaction » d’être la cause de la longueur exceptionnelle de l’expérimentation ainsi que du résultat final tout aussi surprenant. Nous supposons aussi que cette perturbation viens des drogues que le sujet semble avoir consommé avant la sélection pour l’expérimentation.

 

Sujet : 762.45.9

Caractéristiques :

Taille : cat. M+                          Yeux : 244/254/254             Cheveux, poils: 187/11/11,230/126/48                  Poids : 128.95-               Musculature : 13.8-                   Sexe : M              Race/Origine : CH.M/U          Signes parts. : Tatouages (claniques ?), divers cicatrices

Description des faits marquants :

Le sujet fut pris de convulsions et de cris résonnèrent sitôt après l’absorption de la poudre de jade. Puis lorsque cette crise se fut calmée, le sujet sembla pris de démangeaisons. Il se mit à se gratter vigoureusement, principalement sur le visage, les bras et le torse. Sur les bras, il en vain à s’arracher des lambeaux de peau, laissant par endroits la chaire à vif. Son regard et ses expressions changeaient sans cesse dans un méli-mélo de grimaces. Mais on pouvait y distinguer clairement alternativement la souffrance, la colère, la lubricité, du stoïcisme et de la folie pure.

L’on voyait bien que le sujet essayait de lutter, de résister. Il se débattait debout puis tomba à genoux, comme vidé de son énergie, amorphe. Puis, au bout d’un peu moins de 60 secondes, le sujet repris du tonus, se redressa (toujours à genoux) pour mieux se plier en deux, comme pour vomir. Le sujet se releva, se mis sur ces deux pieds et commença à tanguer avec des soubresauts. En regardant plus attentivement, nous pouvions observer les mêmes déformations localisées que lorsque quelqu’un se prend des coups. Alors que les coups diminuèrent, le sujet fut pris tremblement, il rejeta sa tête en arrière d’un coup, hurla puis plus rien pendant 5 min. Il resta là comme un pantin suspendu à ses fils. Il rouvrit les yeux qui avaient changés de couleur Ils étaient devenu 220/20/60. Il se tenait bien sur ces pieds et tous les réflexes musculaires, auditifs et visuels étaient présents, au même niveau que précédemment.

Lors de sa conduite en ZSLR, nous avons pu remarquer que ses yeux étaient revenus à la normale et que le sujet commençait à sortir du brouillard. Ses blessures guérissaient à vue d’œil. Le temps de son transfert, les seuls stigmates distinguables furent de légères cicatrices.

Données spécifiques :

Durée : 15 min                Posologie : 5 pincées               Protocole :   25     Repas : aucuns                Etat final : cf. faits marquants    Suite : ZSLR

 

Analyse :

La durée de la première phase fut dans la moyenne générale. Le déroulement c’est passé dans les fourchettes. Le sujet est prêt pour la suite des événements. Il est astreint à une ZSLR comme il convient.

Nous pouvons remarquer des éléments tendant à démontrer la théorie selon laquelle les effets et les épisodes sont bels et biens différents selon chaque sujet. Les questions plus métaphysiques liées à cette expérimentation feront le sujet d’un rapport séparé et devra être agrée par le collège.

Analyse générale :

Nous avons vérifié la théorie posologique de la poudre de jade. Au vu de la masse musculaire des sujets, les trois pincées semblaient insuffisantes mais notre méthode c’est avérée justifiée. Le déroulement inhabituel de l’expérimentation ne saurait remettre cette posologie en question. En effet, lors de la comparaison des résultats avec d’autres sujets issus du même contingent, il n’eut d’autres cas semblables. Tous, à part le sujet n° 762.45.8, réagir dans les canons habituels.

 

Malgré de nombreux colloque entre collègues des différentes facultés, nous ne pûmes trouver de solutions valables aux événements liés au n°762.45.8. Seule une supposition ressort : les événements seraient liés à l’absorption fréquente de drogues (en partie à déterminer) par le sujet avant la sélection pour l’expérimentation.

 

Les questions et les interprétations plus « métaphysiques » liées à cette expérimentation devraient être poussées plus en avant. Nous estimons que la possibilité d’ouvrir cette voie de recherche plus que nécessaire.

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