Journal de Roger de Ventremont II

Journal de Roger de Ventremont II *

 

Cela fait bientôt deux ou trois années, le temps passe étrangement par ici, que je vis dans ma petite cabane dans les bois. Pour t’aider à comprendre, toi qui d’aventure trouvera mes écrits, je remonterai aux premiers temps de ma nouvelle vie en solitaire.

Fuyant toute civilisation, je me réfugiai en forêt. Enfin, la tranquillité des canopées m’apporta toute l’inspiration qui me manquait lors de mon arrivée sur l’île.

Lors de mon second été sur Lûn, une chose étrange arriva : ma cabane fut isolée dans des Brumes épaisses et impénétrables! Ô combien je fus désespéré quant à mon sort! L’isolation volontaire fût transformée en prison.

Les Brumes sont étonnantes, étranges. Depuis l’isolation totale de ma cabane sylvestre dans les Brumes, ma seule occupation était de jouer de mes instruments. Malgré le silence pesant causé par les Brumes, je sortais souvent de ma cabane pour jouer de mes instruments, sans jamais perdre de vue mon gîte. C’est lors de ces longues sessions que l’inattendu et le miraculeux se produisirent.

Un jour, alors que j’allais pour vérifier mes pièges à lapin, j’entendis une légère et douce mélopée au loin. Tandis que je suivais la mélodie ténue, je ne pus aller plus loin sans perdre définitivement mon chemin. Je tendis alors l’oreille. Quel ne fut pas mon étonnement lorsque je reconnus une des mélodies que je jouais aux abords des Brumes! Les Brumes semblaient s’imbiber de ma musique. Quel miracle! Quelle merveille!

 

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